
Matthieu 21.17-22 ; Marc 11.12ss :
Cette histoire
du figuier se passe durant la
semaine de Pâques, juste après l’entrée triomphale
de Jésus à Jérusalem. Ainsi
Marc va nous dire que le lendemain de
cette entrée, Jésus voyant un figuier, car il avait faim, s’approcha et fouilla
dans les branches à la recherche d’un fruit, mais il ne trouva rien à
part des feuilles. Il maudit alors le
figuier afin qu’il ne porta plus jamais de fruit.
Posons-nous cette
question et surtout comprenons ce qui se passe à cette époque. Pourquoi maudire
le figuier ? Durant
quelques minutes, nous allons voir que cet acte
inconsidéré de Jésus n’était pas un
accès de colère mais une parabole que nous essayerons d’en comprendre le sens.
Selon l’histoire biblique, le figuier représentait le peuple d’Israël, la nation juive, qui a l’entrée
triomphale de Jésus était comme cet
arbre, plein de feuille, mais qui à l’intérieur ne témoignait d’aucun
fruit. Le peuple était stérile comme le figuier.
Les cris de joie « Hosanna » allait bientôt être « crucifie-le ».
Ainsi pour
mieux comprendre ce que nous venons de dire,
détaillons-le en plusieurs points.
Dans un premier
point, regardons le contexte de cet acte. Nous sommes au 1er jour de
la Semaine, dite « semaine pascale »,
pour l’entrée triomphale de Jésus
à Jérusalem avant sa mort. Par cette arrivée à Jérusalem, le Seigneur
confirme sa royauté messianique autant que son humilité. Les gens ont raisons
de voir en Jésus l’accomplissement des
prophéties, mais ne comprennent pas jusqu’où cela ira. Pendant un cours laps de
temps, il fut accueillit comme Roi.
En second lieu, nous
arrivons au lendemain, devant le figuier.
Jésus voit un figuier, qui paraissait être productif, mais en s’approchant et recherchant, il n’y
trouva rien. Pourquoi Jésus cherchait des
figues en cette saison ? Dans
les pays Bibliques, les figuiers donnaient leurs premiers fruits comestibles avant
l’apparition des feuilles. Ce sont les signes annonciateurs de la récolte
normale. Si, comme dans le cas de cet arbre, les figues précoces n’apparaissent
pas, c’est qu’il n’y aura pas de récolte plus tard. Le figuier promettait de porter de nombreux fruits, mais
il restait stérile. En général, les
figues se développent au fur à mesure que les feuilles grandissent. Il semblait prometteur, mais en réalité il ne produisit aucun fruit. C’est vrai que ce n’était pas encore la
saison des figues, mûres, excepté dans quelques localités ; et, sur les hauts
plateaux entourant Jérusalem, on pouvait dire que ce n’était pas encore “la
saison des figues”. Mais dans le verger où Jésus entra, il y avait un figuier
qui paraissait plus avancé que les autres et déjà recouvert de feuilles. On
sait que, chez le figuier, le fruit précède la feuille. Cet arbre promettait
donc du fruit déjà formé. Pourtant
l’apparence trompait. Ayant cherché dans ses branches, depuis les rameaux les
plus bas jusqu’au sommet de l’arbre, Jésus ne trouva que des feuilles. Il n’y
avait qu’un feuillage prétentieux, rien de plus. Le Christ prononça
une malédiction « que jamais personne ne mange de ton fruit ».
Juste après avoir
maudit le figuier, Jésus continua sa
route vers le temple. Durant cette
semaine de Pâques, c’était une période
faste pour les marchands et ou banquiers
du temple. Ces pèlerins, qui venaient de pays lointains, devaient changer
leurs argents contre la monnaie du temple, la seule monnaie qui était
autorisé dans le temple. Cette
monnaie servait à payer l’impôt du temple, mais aussi à acheter
l’agneau pour le sacrifice.
Ainsi chercher à s’enrichir par tous les moyens,
les marchands du temple pratiquait des
taux élevés et vendaient les animaux à des prix exorbitant. Le lieu de culte
avait été transformé en un marché aux règles malhonnêtes, et devenaient
un obstacle pour ceux qui voulaient
rendre un culte raisonnable à Dieu.
C’est arrivé à ce stade, que
Jésus chasse les vendeurs du temple en
disant que sa maison sera appelé une
maison de prière et non une caverne de
voleur. Il voulait affirmer sans
équivoque sa Seigneurie sur le temple.
Le temple était prévu pour être un lieu de culte, mais le vrai culte n’y avait plus lieu.
En faite, les
chrétiens ont le droit d’être irrité
par le péché et l’injustice, et ils devraient s’y opposer
de toutes leurs forces. Malheureusement, souvent ils ne réagissent pas lorsqu’ils s’agissent de question vraiment importante
et s’indignent dès qu’ils se
sentent offensés ou victime de petite
vexation. Et voilà Jésus laissa les chefs religieux méditer sur cette
vérité et retourna à Béthanie pour y passer la nuit.
Le lendemain, Jésus revient à Jérusalem et y passa de nouveau près du figuier qu’il avait
maudit la veille ((3e point). Alors posons-nous cette question : Pourquoi Jésus a maudit le figuier ? La malédiction du figuier
était une parabole en action comme nous avons dit au début. Cet arbre stérile,
dont le feuillage prétentieux paraissait jeter un défi au Christ, était un
symbole de la nation juive. Le Sauveur voulait faire connaître aux disciples la
cause du jugement d’Israël et l’impossibilité d’échapper à celui-ci. C’est pour
cela qu’il prêta des qualités morales à cet arbre et s’en servit pour exposer
une vérité divine. Les Juifs, faisant profession d’être fidèles à Dieu, se
tenaient à l’écart de toutes les autres nations. Ils avaient été l’objet de
faveurs spéciales de sa part, et ils s’attribuaient une justice supérieure à
celle des autres peuples. Bien que
contaminés par l’amour du monde et par la soif du gain, ils se vantaient de
leurs connaissances et, pleins d’hypocrisie, ils ignoraient les vraies
exigences de Dieu. Comme l’arbre stérile, ils exhibaient leurs branches
orgueilleuses, à l’aspect luxuriant et magnifique, qui ne portaient que des
feuilles. La religion juive, avec son temple splendide, ses autels sacrés, ses
prêtres mitrés et ses cérémonies impressionnantes, avait vraiment une belle
apparence sous laquelle l’humilité, l’amour, la bienveillance faisaient défauts.
Néanmoins tous les figuiers du verger n’avaient point de fruit,
cependant les arbres qui n’avaient point de feuilles ne
suscitaient ni désir, ni déception. Ces
arbres là représentaient bien les païens. La piété leur manquait comme aux juifs, mais il ne
faisait pas profession de servir Dieu.
En faite, cet
avertissement est pour tous les temps.
En maudissant le figuier créé par
sa propre puissance, le Christ a donné un avertissement à toutes les églises et
à tous les chrétiens. Personne ne peut mettre en pratique la loi de Dieu sans
se placer au service d’autrui. Si nous
croyons que notre foi s’exprime vraiment
dans notre vie, nous sommes à l’image du figuier qui se dessèche et meurt faute de porter du fruit. La
foi véritable produit du fruit pour le royaume de Dieu. Or beaucoup ne
se conforment pas à la vie
miséricordieuse et
désintéressée du Christ. Tout en
se croyant d’excellents chrétiens, ils ne savent pas en quoi consiste le service
de Dieu. Ils recherchent leur propre plaisir et n’agissent qu’en vue du moi. C’est
là leur préoccupation constante. Ils ne sont pas au service d’autrui, mais
d’eux-mêmes. Dieu les a créés pour un service désintéressé, pour qu’ils
viennent en aide à leurs semblables par tous les moyens possibles, mais leur
égoïsme est si démesuré qu’il absorbe toute leur activité ; ils ne se tiennent
pas en contact avec l’humanité. Ceux qui vivent ainsi pour eux-mêmes
ressemblent au figuier qui avait beaucoup de prétention et point de fruit. Ils
respectent les formes du culte et n’ont ni repentance, ni foi. Ils prétendent
honorer la loi de Dieu, l’obéissance leur fait défaut. Ils disent, mais ne font
pas. Par la sentence prononcée contre le figuier, le Christ a montré combien de
vaines prétentions sont odieuses à ses yeux. Le pécheur avéré, d’après lui, est
moins coupable que celui qui, tout en faisant profession de servir Dieu, ne
porte aucun fruit à sa gloire.
Faisons
maintenant un parallèle avec nous
aujourd’hui, qui visons au 21e siècle. Ainsi pour chaque homme, il y a un jour favorable où la lumière
illumine sa route, un temps de grâce où
il peut se réconcilier avec Dieu. Mais
cette grâce a une limite ; la miséricorde continuera à intercéder pendant des
années, tout en étant méconnue et repoussée, cependant un moment vient où elle
fait entendre son dernier appel. Le cœur s’endurcit à tel point qu’il cesse de
répondre à l’Esprit de Dieu. Alors la voix douce et insinuante cesse de
supplier le pécheur, les reproches et les avertissements ne sont plus entendus.
En faite, il y a
beaucoup dans notre génération qui,
témoins des manifestations de la puissance de Dieu, suivent les traces des
Juifs incrédules. Le Saint-Esprit a parlé à leurs cœurs ; néanmoins ils
résistent dans leur incrédulité, ne voulant pas confesser leurs erreurs ; ils
repoussent le message et le messager. Les moyens mêmes que Dieu emploie pour
les relever deviennent pour eux une pierre d’achoppement.
Enfin si nous
affirmons avoir la foi sans que cela se manifeste dans notre vie, nous serons pareils au
figuier stérile. Une foi
authentique pet accomplir
de grande choses. Chaque
manifestation de la grâce de Dieu, chaque rayon de lumière divine, ont
nécessairement pour effet, ou bien d’attendrir et de subjuguer l’âme, ou alors
de la confirmer dans une impénitence sans remède.
Pour éviter cela, mon
souhait pour chacun de nous, c’est que nous demandons donc à Dieu de nous aider à porter du fruit pour son royaume.
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